Présentation succincte

Qui sommes-nous?

Nous sommes des étudiants comme vous issus de différents départements. L'alternatif étudiant est né d'un ras-le-bol collectif des étudiants sur les agissements de l'Université de NOUVELLE-CALEDONIE, qu'elle se garde bien de divulguer.

Loin de nous l'intention d'être médisant. Mais nous constatons au fil des années que les étudiants ne sont pas au courant de tout ce qu'il se passe dans LEUR université aussi bien sur le campus de Nouville que sur celui de Magenta.

Et pourtant, des choses GRAVES s'y passent...Lisez plutôt...

# Posté le mardi 04 mars 2008 08:00

Modifié le jeudi 06 mars 2008 03:12

Affaire Saint-Cyr : jugements n°06352, 0728, 0756, 07176

De tous les litiges qu'a pu connaître jusqu'à présent l'Université, c'est sans doute celui dont l'Université aura du mal à s'en remettre!

- Septembre 2006 : un étudiant de deuxième année de droit se présente normalement et « légalement » aux examens du semestre 4.

- Octobre 2006 : sa copie de droit administratif fait l'objet d'une « suspicion de fraude » « au seul motif que 'sa copie [...] était exceptionnellement bonne à la différence de toutes les autres', et présentait de très étroites analogies avec les « parties qui ont servi de base au choix du sujet et à la correction » . Le président du jury des délibérations en informe le président de l'Université qui saisit la commission de discipline.

- 27 octobre 2006 : le jury rend une délibération qui ajourne cet étudiant. En effet, selon le jury et les listings d'émargement, cet étudiant aurait trois absences injustifiées entraînant automatiquement un 0/20 comme prévu par le règlement des examens. Il obtient ainsi un 0/20 en droit administratif, en anglais et en informatique entraînant « une moyenne générale de 6,77/20 » d'où son ajournement. Cette délibération ne fait aucune mention de la suspicion de fraude et le jury « soutient même que l'ajournement de cet étudiant est totalement indépendant de la suspicion de fraude lors de l'épreuve de droit administratif, mais dû uniquement au nombre de ses absences non justifiées à des enseignements obligatoires ».

- 16 novembre 2006 : L'étudiant en question introduit une requête en référé suspension et un recours en annulation dans lesquels il demande notamment l'annulation de la délibération du 27 octobre 2006 « en tant qu'[elle] prononce son ajournement à la première session 2006 » et l'injonction « à l'université de Nouvelle-Calédonie de réunir à nouveau un jury d'examen pour délibérer sur ses résultats ».

- 21 novembre 2006 : Le juge des référés suspend l'application de la délibération du 27 octobre 2006 et enjoint à l'université de réunir un nouveau jury.

- 12 février 2007 : Le jury se réunit à nouveau mais s'en tient à sa première délibération et prononce l'ajournement. « Il n'était pas demandé à l'Université de prendre une décision contraire à sa déontologie ».
- S'ensuit une bataille juridique livrée à travers des mémoires déposés au Tribunal Administratif.

- 13 septembre 2007 : Le Tribunal décide d'annuler la délibération et enjoint à l'UNC une nouvelle fois de réunir un jury au maximum quinze jours après la notification du jugement sous peine d'astreinte de 100.000FRS par jour. Ce jury devra prendre en compte les véritables notes de cet étudiant et non pas les 0/20 qu'il lui a attribué.

Cette affaire est allée jusqu'au Conseil d'Etat (juridiction suprême en droit administratif) et ce dernier a condamné l'Université à verser un million de dommages et intérêts à l'étudiant en question et deux millions à titre d'amende à l'Etat. Ce sont 3 MILLIONS DE FRANCS PACIFIQUE!!!!!!!!!!! Mais ce n'est pas le pire!! En tout, la somme que doit verser l'Université, arrêtée à la date du 20 février 2008 s'élève à 13 110 000F !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! TREIZE MILLIONS!!!!!!!!!!!!!!!! Vous vous rendez compte de tout l'argent que perd l'Université parce qu'elle REFUSE D'APPLIQUER UNE DECISION DE JUSTICE?????????? Et plus elle refuse de payer, plus la somme augmente!!!!!!!
Demain, mercredi 05 mars, se réunit le conseil d'administration qui aura pour mission de trouver une solution au plus vite pour mettre fin au litige car l'Université n'est pas en mesure de payer !!!!!!!
Avec tout cet argent, on pourrait ouvrir de nouvelles filières pour éviter aux étudiants de se déplacer en Métropole, on pourrait améliorer les conditions de vie étudiante sur le campus de Magenta, on pourrait créer des logements étudiants pour ceux du Nord, des Iles et d'ailleurs mais NON!!! L'argent est DILAPIDE!!!!!!!! Quand l'Université prendra t-elle enfin ses responsabilités et admettra que tout le monde peut faire des erreurs??????????

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# Posté le mardi 04 mars 2008 08:25

Modifié le jeudi 06 mars 2008 04:16

Affaire Trompas : jugement n°06407

Affaire très simple!

Il s'agit là encore d'un étudiant de deuxième année de droit (décidément!!) qui soit disant n'avait pas rapporté son inscription pédagogique (version papier à l'époque) au secrétariat pédagogique. Dans le doute d'une erreur administrative, il a été autorisé à composer aux examens terminaux du semestre 4. Il a obtenu des notes mais a été ajourné. En effet, son inscription pédagogique n'ayant pas refait surface, l'Université a refusé de lui communiquer ses notes et l'a ajourné (oui comprenez que l'administration ne fait JAMAIS d'erreur!! Il était IMPOSSIBLE et IMPENSABLE qu'elle ait pu égarer un papier). Le département lui demande de prouver qu'il a effectivement déposé son inscription mais (et les plus anciens le savent) quand on déposait notre fiche d'inscription pédagogique, aucun reçu ne nous était remis alors comment le prouver?
Ce dernier introduit une requête près le Tribunal Administratif. Le Tribunal, dans un jugement rendu le 10 juillet 2007, décide de l'annulation de la décision d'ajournement, enjoint l'Université à réexaminer la situation de l'étudiant en question et de l'allocation de dommages et intérêts à hauteur de 20 000F.

Et c'est de cette affaire qu'est née l'inscription pédagogique (application pédagogique) sur Internet!
Elle aura quand même eu un effet positif!
"Saluons" quand même l'initiative du département d'avoir laissé composé l'étudiant dans le "doute". Le secrétariat aurait pu facilement savoir si oui ou non il avait déposé son inscription pédagogique, il suffisait de vérifier les listes d'émargement, si son nom y figurait c'est qu'effectivement il l'avait déposé...

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# Posté le mardi 04 mars 2008 08:39

Modifié le mardi 04 mars 2008 09:47

Affaire Chimenti et consorts : jugements n°07267, 07266

C'est de l'actualité !!!!! C'est l'affaire des trente étudiants interdits d'examens en septembre dernier.

Le contexte :

Les trente étudiants de cette liste avait un semestre de retard de la première année (le 1 ou le 2). Ils ont échoué à la première session des examens du S3 en mai (la session de rattrapage du S3 commençant le 15 octobre). Tout était encore jouable pour la troisième année. Il leur suffisait de valider à tout prix (conformément au règlement du LMD) leur semestre de retard en première année et l'un ou l'autre des semestres de deuxième année voire même les deux!

Les faits :

Imaginez...

Vous allez en cours, vous assistez aux travaux dirigés (TD), vous rendez toutes les semaines des commentaires d'arrêts, vous participez activement à l'oral pour pouvoir avoir une super note et le dernier jour de TD, le tout dernier avant la semaine de révision, avant les examens, vous prenez connaissance d'une liste vous interdisant de composer aux examens terminaux, ceux pour lesquels vous avez travaillé trois mois durant.

Aucune signature, aucun nom, aucune explication, aucun motif rien. On vous balance ce document comme ça de but en blanc. Du jour au lendemain, tout s'arrête. Vous vous retrouvez comme un con !

Sidji CHIMENTI fait parti de cette liste et c'est le choc total. Elle ne comprend pas. Elle va tout d'abord chercher des explications auprès du secrétariat pédagogique qui lui répond que c'est « parfaitement légal, c'est dans le règlement ». Puis, insatisfaite, elle joint par téléphone Mme MEYER qui lui dit être disponible de suite dans son bureau.

Cette dernière lui explique que le département a été obligé de prendre cette décision, qu'elle a été prise à contre c½ur mais que c'était le règlement du LMD et qu'il fallait l'appliquer. Elle pointe du doigt également ces camarades « trop procéduriers » sur qui elle rejette également la faute. Il est fait mention du jugement TROMPAS qui semble t-il paralyse le règlement de l'Université. Une troisième raison est évoquée mais nous n'en ferons pas mention, nous y reviendrons dans un autre article.

Ces trente étudiants se retrouvent dans une impasse totale. Ils voient leur semestre 4 s'achever de manière brutale. Et c'est de cet entretien que se sont construits les moyens (= les arguments) des requêtes en référé et en annulation.

Entre temps, Sidji CHIMENTI prend contact avec l'Association KASE de l'Etudiant (AKE) qui se mobilise pour essayer de trouver une solution : entretiens avec le président de l'université, M.BOYER (qui semblait tomber des nues), la vice présidente de l'Université, Mme LERRANT et même Mme MEYER (qui refuse d'en discuter avec d'autres personnes que les concernés). M.BOYER propose l'organisation d'une réunion interne et il convie les étudiants afin que chacun expose son point de vue. En effet, ce que ces étudiants ne comprennent pas c'est que le règlement approuvé par le CA les autorise à passer les examens du fait que la session de rattrapage du S3 a été placée en octobre (soit à la fin de l'année) ce qui rend les semestres non définitifs et il est bien écrit dans le Guide Pédagogique qu"il était possible qu'un étudiant ait plus d'un semestre de retard". Cette réunion aura bien lieu mais SANS les étudiants. A l'argument de la remarque du Guide Pédagogique, l'équipe pédagogique et la direction répondent que ce point du guide pédagogique n'a pas de valeur réglementaire (en gros c'est pour décorer le guide pédagogique!! Cela veut dire que le Conseil d'Administration vote des textes qui n'ont aucune valeur réglement selon l'Université!!!! C'est quand même grave!!!).

Face à l'entêtement de l'Université, les étudiants de droit adhérents de l'AKE décident d'aider Sidji et une autre étudiante (dont nous ne mentionnerons pas le nom) à monter le recours.

La procédure :

Petit cours de droit administratif pour les étudiants qui ne sont pas en droit :
Il existe deux types de requête :
- les requêtes en référé : introduite lorsqu'il y a urgence à statuer c'est-à-dire que la décision attaquée porte un préjudice tel qu'il est urgent qu'elle soit annulée.
- les requêtes de droit commun : ce sont les requêtes « normales ». Ca peut être un recours en annulation, plein contentieux etc...Elles sont introduites quand il n'y a pas d'urgence.
NB : Lorsqu'un requérant (c'est-à-dire une personne qui dépose une requête au tribunal administratif) introduit une requête en référé, elle doit être obligatoirement suivie d'une requête en droit commun. En effet, le juge des référés ne se prononce que sur l'urgence à statuer, en général, il décide de la suspension ou non de l'application de la décision. Puis, le fonds fait l'objet d'une autre audience où siégeront président du tribunal administratif, assesseurs, commissaire du gouvernement, rapporteur et greffier.


(N'hésitez pas à laisser un commentaire pour de plus amples explications)

Dans leur première requête, ils ne sont que quatre (sur trente) à contester la décision. Le juge des référés, dans une ordonnance datant du 08 novembre 2007, rejette leur requête au motif que la première session des examens a déjà eu lieu (du 25 au 28 septembre 2007) de ce fait la décision était déjà entamée.
En effet, deux des conditions pour qu'une requête en référé puisse être accueillie sont que :
1) Le requérant doit justifier de l'urgence à statuer
2) La décision ne doit pas être entamée
Cependant, le juge des référés, dans son ordonnance leur donne raison sur le fonds. Mais, il ne lui appartient pas de juger l'affaire sur le fonds.

Entre temps, onze étudiants viennent se greffer à la requête, ce qui élève à quinze le nombre de requérants (sur trente).

Le 13 décembre 2007 a lieu l'audience sur le fonds. Le commissaire du gouvernement, véritable technicien du droit administratif, conclut à l'annulation de la décision entachée d'irrégularités tant internes qu'externes.
NB : Le commissaire du gouvernement est un magistrat qui propose au président du tribunal administratif une solution au litige. Ce dernier n'est pas lié par ses conclusions.

Le 20 décembre 2007, le jugement est rendu. Il donne raison aux étudiants. Il annule la décision du département de DROIT ECONOMIE GESTION et enjoint l'Université à réorganiser DEUX sessions d'examens dès l'ouverture de l'année universitaire 2008.

Au total, ce sont déjà trois recours perdus par l'Université. Trois recours que des étudiants de droit ont gagné. Trois recours qui pointent du doigt un dysfonctionnement considérable au sein de ce département.

# Posté le mardi 04 mars 2008 08:56

Modifié le mardi 04 mars 2008 09:20

La morale de l'histoire

Trente deux étudiants de droit ...
Tous en deuxième année...
A qui on a tous posé des problèmes pour le semestre 4 ...
Ne cherchons plus, la promo du semestre 4 est maudite!!
Oufff ça rassure quant à la compétence des directeurs pédagogiques du département!


Petite note d'humour pour faire passer la pilule parce que c'est loin d'être terminé!



Précision : Les jugements précités sont disponibles au Tribunal Administratif, comme ça vous pourrez constater que nous n'inventons rien!!!

# Posté le mardi 04 mars 2008 09:54